L'aventure près de chez vous : à vélo, à pieds, en van, en kayak

Jonathan et Marine, tour du monde à vélo

1. Qu’est-ce qui vous a poussés à entreprendre ce voyage ?
MARINE : Je dirais que la première chose c’est qu’on avait envie d’aller explorer le monde, d’aller découvrir d’autres cultures aussi.
JONATHAN : Voilà, grosse curiosité sur « à quoi rassemble le voisin ». Deuxième aspect, on ne voulait pas rentrer dans la vie métro boulot dodo après nos études. Donc, moi j’ai travaillé 3 ans, Marine 1 ans pour économiser de l’argent. Dès qu’on a eu le budget on a démissionné de nos postes et on est partis pour vivre tant qu’on est jeunes.
MARINE : C’est ça, on ne voit pas l’intérêt d’économiser pour la retraite et de vivre plus tard…


2. Pourquoi le vélo ?
MARINE : On a choisi ce mode de voyage parce que l’on voulait quand même respecter nos valeurs écologiques. Le vélo c’est un des moyens le plus écologiques. Il y a aussi le fait que du coup à vélo on voyage très lentement, on traverse les campagnes pour rejoindre chaque ville.
JONATHAN : En effet, avant je faisais beaucoup de backpacking, Marine aussi, et tu voyages d’une zone touristique à l’autre, voire tu vas dans des hôtels où il y a des Allemands, des autres Français… et à part une ou deux expériences tu ne vas pas rencontrer grand monde du pays, tu ne vas pas voir à quoi ressemble vraiment le pays. Quand tu es à vélo tu te rends compte des distances qu’il y a entre les endroits à visiter, tu es obligé de passer par les campagnes… Tu prends conscience de la richesse du pays, de la gentillesse des gens. Ils sont partout très accueillants, très curieux aussi … rien à voir avec les clichés des pays étrangers qu’on est habitués à entendre en France.
MARINE : C’est un aspect vraiment authentique. Dans les grandes villes touristiques on voit tout de suite que le rapport avec la population est différent, avec une relation plus commerciale. Dans les campagnes c’est vraiment autre chose !
JONATHAN : Enfin, en plus de l’écologie et du rythme, le choix du vélo est lié à la liberté. Par exemple on a voyagé en stop et c’est bien mais finalement tu es toujours sur les grands axes. A vélo tu peux vraiment prendre les petits chemins, t’arrêter quand tu veux, dormir ou tu veux…
MARINE : Et puis, il y a aussi le fait que s’est challengeant parce qu’en fait, aucun de nous deux ne faisait beaucoup de vélo avant de partir, donc du coup c’était un peu un défi. Ce n’est pas du tout un défi de performance, on ne s’oblige pas à faire un grand nombre de km.
JONATHAN : C’est plutôt qu’on ne connaissait rien du vélo et après on se fait sur le tas et on voit que ça passe !


3. Le plus beau souvenir
MARINE : J’ai du mal à choisir mais pour moi c’est toujours lié aux rencontres. Un épisode récent c’est la rencontre avec un couple turque. Ils nous ont invités à manger chez eux, on a passé deux jours avec eux et ils nous ont appri plein de choses sur la culture locale.
JONATHAN : C’est pareil pour moi. Les bâtiments et monuments peuvent être très beaux mais enfin c’est des gens qu’on se souvient ! Toujours en Turquie, un jour très venteux, Marine galérait à contrôler son vélo, nous avons débarqué dans un village et tout le monde s’est mobilité pour nous trouver un repaire. Ils nous ont préparé à manger, passé la journée avec nous. Il n’y avait pas d’arrière-pensées, ça se voyait qu’ils le faisaient parce que ça venait du coeur. Cela redonne confiance dans l’humanité !


4. Quels soucis avez-vous rencontrés et quelles solutions ?
Le voyage à vélo favorise l’imprévu, c’est ce qu’on aime. La météo, les montées, des problèmes mécaniques… Tu es obligé de changer tes plans continuellement, d’être ouvert et flexible. Normalement tout ça t’amène dans des situations imprévues mais normalement toujours formidables !


5. Vos 3 raisons pour voyager à vélo
– Les rencontres, c’est comme si avoir un vélo attirait la curiosité et que les gens pensent automatiquement que si tu voyages à vélo tu es quelqu’un de bien
– Tu prends conscience de l’environnement qui t’entoure (les distances, la météo, la nature …)
– C’est cool de se débrouiller par soi-même, tu es fier de chaque km


6. 3 conseils à qui veut débuter
– Essayer pour voir si ça convient ou pas, ça reste sportif sans être insurmontable
– Il faut en parler autour de soi, cela t’engage socialement, le voyage commence déjà
– Poser une deadline et la respecter ! Nous l’avons posée à 3 ans pour économiser. Il ne faut pas se faire prendre dans la routine de la vie, accepter de compromis, des excuses… sinon tu vas te retrouver à 60 ans sans être encore parti et avec la sensation d’avoir raté le rêve de ta vie !


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Suivez-moi pendant mon voyage « Tour du monde à vélo » sur https://www.polarsteps.com/NartrouvTravel/3632288-tour-du-monde-a-velo

“Voyager c’est grandir. C’est la grande aventure qui laisse des traces dans l’âme.” Marc Tiercelin

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